Le peintre américain Paul Jenkins est considéré aujourd’hui comme l’un des grands maîtres de l’abstraction expressionniste.

Parmi l’ensemble de ses oeuvres la série des “Phenomena”, telles qu’il les a intitulées, ont été réalisées entre 1985 et 2000, et expriment chacune chacune d’entre elles, des ondes lumineuses mises en relief par la juxtaposition de couches de peinture denses, et de couches de peinture très fluides, dans un contraste de matière et de masse.

Chez Jenkins, les couleurs prennent du relief, par leurs combinaisons, elles tourbillonnent, fluctuent, se séparent, et vibrent par leur grande luminosité. Depuis les années 60, Paul Jenkins a atteint la totale maîtrise totale de son style, en alternant dans son travail aquarelle et peinture acrylique. Il est considéré aujourd’hui comme l’un des plus grands artistes américains contemporains.

Né en 1923, Paul Jenkins, explique ainsi sa démarche : ” Deux sortes de lumière m’ont toujours attirées, celle de Georges de la Tour qui semble irradier de la toile, et la lumière réfléchie née de l’imagination de Turner. A partir de ces deux sources, réflexion et radiation, j’ai essayé de réaliser une sorte de forme dans son propre espace, avec une certaine lumière qui vient de l’intérieur, alors que l’élément réfléchi, lui vient de l’extérieur “.

Paul Jenkins, qui a connu Jackson Pollock et Mark Rothko pendant ses études à New York, a durant de nombreuses années partagé sa vie entre les Etats-Unis et la France. A la fin de la Seconde Guerre, et au bénéfice d’une bourse il vient en Europe,  y découvre la France, l’Italie et l’Espagne.

En France, il s’y fait des amis et rencontre Zoé Dusanne en particulier qui lui permet d’organiser sa première exposition de Seattle en 1955, aux Etats-Unis. Il se dit être fortement influencé également par les pastels du Français Odilon Redon et les recherches de Paul Gauguin sur les couleurs.

Paul Jenkins encore assez peu connu en France, est exposé dans les plus grands musées du monde. Il a des oeuvres au Musée d’Art Moderne de Tokyo, à la Tate Gallery de Londres, au MOMA de New York ou encore au CentreGeorges Pompidou à Paris.

Il s’est éteint le 9 juillet 2012 à New York.




Les oeuvres de Paul Jenkins